Vaccination contre le Covid-19 pour les plus de 18 ans : où et comment prendre rendez-vous

La campagne de vaccination contre le Covid-19 s’accélère encore. Depuis mercredi 12 mai, toutes les personnes de plus de 18 ans peuvent désormais prendre rendez-vous la veille pour le lendemain, s’il reste des créneaux disponibles. Concrètement, il s’agit de doses de vaccin qui n’ont pas trouvé preneurs parmi les Français âgés de 50 ans ou plus, ou parmi les 18-49 ans souffrant de comorbidité(s). Ces derniers restent pour l’heure prioritaires.

L’objectif de cette décision, annoncée le 6 mai par Emmanuel Macron, est qu’aucune dose ne soit gaspillée. En tout, 18,5 millions de personnes en ont reçu au moins une – soit plus de 28 % de la population française – et 8,8 millions de personnes ont reçu deux injections depuis le début de la campagne en France, le 27 décembre 2020.

Mais encore faut-il trouver un rendez-vous libre. Car selon le cofondateur du site Doctolib Stanislas Niox-Chateau, « probablement 20 000 » créneaux seront disponibles quotidiennement « et 23 millions de Français vont essayer de les prendre ».

  • Comment prendre rendez-vous sur Doctolib si je ne fais pas partie du public prioritaire ?

Allez sur Doctolib et écrivez « vaccination Covid-19 » dans le champ de recherche en précisant votre localisation, puis cliquez sur « rechercher ». Sélectionnez ensuite la catégorie « personnes de plus de 18 ans pour les rendez-vous disponibles d’ici demain soir », et validez. Si des créneaux sont disponibles, vous pourrez alors choisir un rendez-vous en cochant le motif « première injection ». Autrement, le site précisera qu’« aucun rendez-vous de vaccination n’est disponible dans ce lieu d’ici demain soir ».

  • Covidliste et Chronodose, des alternatives à Doctolib

D’autres solutions existent pour trouver un créneau de vaccination vacant.

Lancée le 30 mars, la plate-forme Covidliste permet de mettre en relation les Français qui inscrivent leurs coordonnées et les centres de vaccination disposant de doses inutilisées, à la suite de l’annulation d’un rendez-vous, par exemple, mais qui doivent tout de même être utilisées sous peine d’être jetées. Il s’agit ni plus ni moins d’une liste d’attente, qui permet d’être contacté dès qu’une dose est disponible près de chez soi. Cette application a été créée par deux experts ès data, Martin Daniel et Mathieu Ripert, en collaboration avec Antoine Roux, pneumologue à l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine).

De son côté, l’ingénieur informatique Guillaume Rozier, créateur de la plate-forme Vite ma dose, a annoncé, le 7 mai, la création de Chronodose. Jusqu’à présent, l’application Vite ma dose était réservée aux personnes éligibles à la vaccination. Il s’agit d’un moteur de recherche qui utilise les sites Doctolib, Keldoc, Maiia, Ordoclic ou MaPharma pour trouver le premier créneau de vaccination dans un secteur géographique donné. Quand un rendez-vous est libre, une notification est envoyée à la personne inscrite.

Chronodose est un nouvel outil facilitant cette fois le repérage et la sélection des rendez-vous ouverts aux plus de 18 ans du jour pour le lendemain. Cette fonctionnalité est disponible sur le site Internet Vite ma dose et les applications mobiles (iOS et Android).

Pour vous inscrire, allez sur Vite ma dose et remplissez votre localisation (ville, code postal, département). Ensuite, cliquez sur « chronodoses uniquement ». La page affichera alors la liste des créneaux trouvés par le moteur de recherche. Les plates-formes de rendez-vous étant très sollicitées, « les données affichées par Vite ma dose peuvent avoir jusqu’à 30 minutes de retard pour Doctolib », précise le site. Il est donc recommandé de vérifier manuellement les disponibilités auprès des sites qui gèrent la réservation de créneaux de vaccination. Pour cela, il suffit de cliquer sur les boutons « Vérifier le centre de vaccination ».

Attention : depuis quelques jours, un site contenant « vitemadose » et se finissant en « . fr », au lieu de https://vitemadose.covidtracker.fr/, surfe sur le succès populaire du service créé par Guillaume Rozier. Au lieu de recenser des places disponibles, ce site usurpateur tient un discours alarmiste sur les vaccins à vecteur viral (comme celui d’AstraZeneca) et à ARN messager (la technologie novatrice utilisée par les produits de Pfizer et de Moderna).

  • Quel vaccin sera utilisé pour les 18-54 ans ?

Dans un avis rendu public, mercredi 12 mai, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a confirmé la position arrêtée jusqu’ici par les autorités sanitaires françaises : les vaccins d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson (à injection unique) doivent continuer à être délivrés aux « populations les plus âgées », chez qui le rapport bénéfice/risque est « particulièrement marqué ». La vaccination des plus de 55 ans « peut être maintenue », précise l’agence. En revanche, « les experts émettent des réserves quant à l’utilisation [de ces vaccins] chez les plus jeunes au vu du risque de complication liée à une thrombose (…) et du bénéfice individuel attendu plus limité ».

Autrement dit, les personnes âgées de 18 à 54 ans ne seront pas vaccinées avec des vaccins d’AstraZeneca ou de Johnson & Johnson. Elles pourront bénéficier uniquement des produits de Pfizer-BioNTech et Moderna.

  • Peut-on se faire vacciner sur son lieu de vacances ?

Le 10 mai, dans un entretien au Parisien, le premier ministre, Jean Castex, a appelé les Français à se faire vacciner, « y compris sur [leur] lieu de vacances », ajoutant que « les centres de vaccination seront bien sûr ouverts pendant l’Ascension ». Sur son site, le gouvernement précise bien que « le principe fixé pour la campagne de vaccination est celui du libre choix des personnes quant au département dans lequel elles souhaitent se faire vacciner ».

La deuxième dose devra-t-elle dans ce cas être injectée au même endroit que la première ? Oui, si l’on en croit le ministère de la santé : « La règle, c’est que la deuxième dose a lieu dans le centre où on a fait sa première injection, pour ne pas déstabiliser le système d’allocation des doses », a-t-il affirmé, mercredi 12 mai, lors d’un point presse. La consigne donnée est donc d’« adapter son planning de vacances » afin de recevoir les deux injections dans un même lieu. Il restera toutefois toujours possible de « prendre sa deuxième dose dans un autre endroit », mais cela « doit être l’exception », en cas d’« impératif », souligne le ministère.

La date de la seconde injection doit être prise « dans un délai de quarante-deux jours » après la première pour les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna ou de « douze semaines » dans le cas du vaccin d’AstraZeneca, rappelle le gouvernement.

Source : Le Monde


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