Ce que l’on sait sur les autotests qui arrivent en France cette semaine

FOCUS – Moins douloureux, plus facile d’accès et plus rapides, ces nouveaux tests, déjà utilisés par nos voisins depuis quelques semaines, sont très attendus en France.

Jérôme Salomon, directeur général de la santé, a annoncé dimanche 14 mars sur BFMTV l’arrivée cette semaine des autotests sur le territoire, dans les officines et les supermarchés. Moins douloureux, plus facile d’accès et plus rapides, ces nouveaux tests, déjà utilisés par nos voisins depuis quelques semaines, sont très attendus en France. Comment fonctionnent-ils ? Quelle est leur fiabilité ? Quel sera leur coût ? Le Figaro fait le point.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Le principe est simple : il suffit de mettre l’écouvillon fourni dans son nez, de le remuer à la surface pour ensuite le placer dans un tube avec une solution contenant un réactif. Une fois cette étape passée, il faut déposer deux gouttelettes sur une barrette — comme un test de grossesse — qui donnera le résultat au bout d’une vingtaine de minutes. Xavier Guérin, Président d’Innova Medical Group Europe, spécialisé dans la production d’autotests, explique sur BFMTV que cette procédure est « facile à réaliser » : « Il faut juste s’assurer que les bons gestes soient maîtrisés ».

Pour prélever l’échantillon, pas besoin d’aller au fond du nasopharynx, méthode grandement redoutée par certains usagers, comme c’est le cas pour les tests PCR, précise Michel Guyon, directeur marketing de Roche Diagnostics France et expert des enjeux diagnostiques liés à la crise sanitaire, au journal Sud-Ouest . Il n’y a pas non plus besoin d’attendre l’apparition de quelconques symptômes : « On va se rassurer avec ces autotests, on va pouvoir en faire souvent », assure Jérôme Salomon, en prenant notamment l’exemple des Allemands qui l’utilisent une fois par semaine en famille.

Quelle est la fiabilité de ces tests ?

Avant de pouvoir lancer leur commercialisation, le directeur général de la santé souhaite avoir « la certitude que ces tests sont fiables ». « La vraie question pour moi, c’est l’évaluation scientifique. On ne peut pas autoriser des tests qui donnent de faux négatifs, ou des faux positifs », insiste-t-il.

Donc s’il n’est pas encore possible de donner la fiabilité des tests mis sur le marché en France, une chose est sûre, c’est que ces derniers devront présenter une sensibilité de fiabilité supérieure ou égale 80 %. Condition non-négociable pour leur mise en vente sur le marché.

Récemment déployés en Allemagne, au Portugal, en Autriche, au Royaume-Uni et aux États-Unis, ces derniers auraient une fiabilité à 80 %, selon les entreprises qui les commercialisent. Cependant, tous les tests ne se valent pas, cela dépendra bien évidemment des marques qui sont distribuées.

Quel sera leur coût ?

Pour le moment, il n’est pas possible d’établir leur coût en France. « Nous attendons les détails de la Haute autorité de santé sur les modèles et les modes de commercialisation », témoigne au Figaro Dominique Schlecher, président du système U, qui se dit être sur les « starting-blocks ». Concernant le mode de fonctionnement de nos voisins, d’après lui, les autorités autrichiennes « remettent 5 masques par mois à leur citoyen simplement en présentant leur carte Vitale », avait-il précisé sur RMC. Aux États-Unis et en Allemagne, les tests seraient commercialisés entre 20 et 25 euros.

La question du remboursement des tests est elle aussi encore à l’étude. D’après Jérôme Salomon, « tout dépendra des conclusions de la Haute Autorité de Santé ». Le directeur général de la santé a tenu à rappeler que « la France est le seul pays où les tests sont pris en charge. »

Que faire si le test est positif ?

Ce test est un outil de plus dans la lutte contre le Covid-19. Le problème, selon Dominique Schelcher sur RMC, se trouve notamment dans le temps de latence entre les tests qui existent actuellement sur le marché et le résultat, qui peut aller jusqu’à 48 heures. Avec ces nouveaux tests, en l’espace de 20 minutes, un résultat est affiché. Ce qui permet de savoir comment se comporter avant la validation d’un test dont la fiabilité sera plus forte. En effet, « il faut que les Français puissent bénéficier de la confirmation du test pour savoir si effectivement ils sont porteurs de la variante, et pour qu’ils soient bien suivis », note Jérôme Salomon.

« La question est comment on déclenche le dispositif ‘tester, alerter, protéger’, pour avoir un le suivi de la personne, son enregistrement, et d’autre part, s’assurer du côté de l’assurance-maladie si l’on a bien l’enregistrement de ‘contact tracing’, parce que si on ne prévient plus vos contacts, c’est un vrai problème », alerte le directeur de la santé général.

Source : Le Figaro


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